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Un tremplin pour l’école |  | La musique adoucit les mœurs. Mais sa pratique a aussi une influence sur l’évolution des enfants. Leurs résultats scolaires s’en trouveraient même améliorés.
Ce qui semble être de prime abord l’argument ultime de parents aux ambitions musicales frustrées a fait l’objet de plusieurs études. Il ne s’agit pas bien entendu de dire que tous les Mozart en herbe seront premiers de la classe. Mais des études récentes démontrent une corrélation entre la pratique d’une activité musicale et la scolarité.
« Jouer d’un instrument, chanter, seul ou en groupe, peut effectivement avoir une influence directe sur les enfants, explique Hélène Gaget, maître de conférences à l’université de Paris IV et conseillère pédagogique qu sein de l’Institut de Culture Musicale (ICM). Elle s’exerce à différents niveaux. Elle contribue à l’insertion sociale quand les enfants apprennent à jouer ensemble. On l’observe aussi dans le domaine des mathématiques, du français et de la lecture. D’une manière générale, elle favorise le développement des aptitudes cognitives (tout ce qui est lié à l’apprentissage), sociales et motrice. »
Mélomanes avant l’heure…
Toutes les mamans le savent : le bébé réagit aux sons bien avant sa naissance. Son appareil auditif est anatomiquement mis en place à partir de 4 mois et demi, mais il ne devient véritablement fonctionnel qu’aux alentours de 6 mois. Des chercheurs ont ainsi obtenu une accélération du rythme cardiaque d’un fœtus de cet âge à partir de stimuli sonores.
En fait, l’univers intra-utérin est composé d’un « brouillamini » permanent où s’entremêlent les les battements de cœur, la circulation du sang dans les artères et les gargouillis intestinaux de la mère . Le fœtus y est habitué et il lui est possible de distinguer d’autres sons ou même de la musique.
Françoise Dolto racontait ainsi que, chez les Gitans, un musicien qui se sent vieillir choisit une femme enceinte et vient jouer tous les jours pour le fœtus. Il lui interprète ce qu’il connaît le mieux pendant les six dernières semaines de la grossesse mai aussi plusieurs semaines après la naissance de l’enfant. C’est sa manière de préparer la relève.
« Dès la crèche et bien avant d’apprendre à pratiquer un instrument, le bébé peut déjà participer à des cours d’éveil sonore, précise Christophe Bouchet, professeur à l’ICM. Il s’initie aux différents bruits et s’associe aux autres enfants pour apprendre à jouer ensemble. C’est déjà l’apprentissage de la vie sociale. »
Puis, de 3 à 6 ans, l’enfant vit son âge d’or de l’imaginaire. Dépendant jusque-là entièrement de sa mère, il commence à devenir autonome et goûte les joies de l’improvisation. C’est aussi l’âge du chant spontané et du dessin libre.
A l’école primaire, le travail devient plus individuel. La notion de groupe s’estompe, la compétition apparaît. L’enfant commence à être mûr pour des apprentissages abstraits (lecture, écriture, mathématiques) », souligne Christophe Bouchet. Il passe progressivement du jeu symbolique au jeu de régles. Mais, dans le domaine de la musique, il prend souvent plaisir à jouer avec les sonorités de la langue, à créer des poèmes, des rimes. Les livres et les chansons sont par exemple un excellent moyen pour lui de se familiariser avec la lecture. Les parents peuvent alors l’aider à intégrer certaines notions d’orthographe sans s’acharner sur les dictées.
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Cours de solfège au bureau : une association propose des pauses musicales. |  | Faire entrer la musique dans l’entreprise. Chaque jour depuis treize ans, l’Institut de Culture Musicale relève le défi. Cette structure basée à Paris souhaite « permettre à tous ceux qui sont exclus de l’enseignement classique de la musique car trop jeunes, trop âgés ou non disponibles aux heures habituelles de cours, de réaliser leur rêve musical ».
Les quelque 80 professeurs de cette association issus pour la plupart du Conservatoire national supérieur de musique de Paris, doivent concilier leur passion avec des préoccupations nettement plus pragmatiques. « pour faire oublier un instant les pressions professionnelles, il faut être psychologue, établir un contact, s’adapter à l’âge, au niveau et aux goûts de l’élève », précise Christophe Bouchet responsable de la gestion des cours.
Malgré la fréquence des cours (parfois seulement une demi-heure par semaine) les résultats sont vite là, car tout est fait « sur mesure » selon les obligations de chacun. Le Directeur « Europe » de l’Oréal, en particulier, a été séduit de même que ses salariés ou cuex de la Caisse nationale du Crédit agricole, d’Alcatel Espace ou de l’hôpital psychiatrique de Neuilly-sur-Marne. Des adeptes que l’ICM réunit parfois autour de « concerts rencontres ».
Si l’Association couvre aujourd’hui la capitale et sa proche banlieue, elle projette de s’étendre à la province en septembre. Le nombre d’élève est passé de 800 au commencement en 1988, à 1700 aujourd’hui, dont 700 enfants en initiation musicale, 300 élèves en entreprises et 700 à domicile.
| | vendredi 20 avril 2001 | |  | | |
Les CE de Paribas et du Crédit Agricole chantent ensemble |  | Loisirs lyrique pour les salariés de Paribas et du Crédit Agricole.
L’Institut de Culture Musicale, école de musique à domicile, déplace ses professeurs jusque dans les entreprises. Les comités d’entreprise des deux banques – concurrentes dans le secteur de la finance – ont décidé de s’harmoniser pour un soir autour de la musique, en organisant un concert qui s’est tenu au théâtre de la Pépinière à Paris.
Ce concert a permis de faire apprécier le fruit du travail musical des élèves salariés, assidus depuis… 10 ou 15 ans pour certains. | | |  | | |
Enfin! |  | Chic une école de musique associative prônant la pratique immédiate de l’instrument et l’apprentissage simultané du solfège ! | | |  | | |
La musique à portée de tous |  | La musique à portée de tous telle est la volonté de l’Institut de Culture Musicale, association créée en 1988 et travaillant en étroite collaboration avec la ville de Paris.
Dans le cadre de l’Institut de Culture Musicale, des professeurs de piano, guitare, saxophone, flûte traversière et chant mettent leur savoir et leur dynamisme au service d’un enseignement professionnel et éclectique, alternant classique, moderne et jazz. Ils se déplacent pour donner des cours individuels à domicile ou dans les entreprises.
Grâce à des stages, des concerts et des ateliers musicaux, ICM est également un lieu de rencontre pour tous les passionnés de musique.
PIM – Petit Institut Musical
Créé par l’Institut de Culture Musicale qui travaille en collaboration avec la Mairie de Paris et ses ateliers bleus, ses crèches, écoles maternelle, le Petit Institut Musical propose un apprentissage de la musique par le jeu et l’orchestre aux 3 à 6 ans. Les enfants chantent, dansent, jouent, découvrent les différents paramètres sonores, le solfège, les instruments de l’orchestre…
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Just Do it ! |  | Pour devenir le Glenn Gould du piano ou le Tony Williams de la batterie, il faut en prendre des leçons ! Mais nous avons tous des journées bien remplies et se déplacer pour aller prendre ses leçons à l’extérieur est parfois bien difficile et contraignant. Heureusement, Sylvain Darrasse a eu l’excellente initiative de créer, avec quelques professeurs de ses amis, l’Institut de Culture Musicale. Cette structure permet à tout un chacun de prendre des cours à domicile, tous les jours de l’année, de 7 à 22 heures. | | 1996 | |  | | |
A l’affiche : L’Institut de Culture Musicale, une association privée en liaison avec les conservatoires. |  | Créé en 1988 l’ICM propose un enseignement musical adapté à une partie de la population qui ne peut pas ou ne souhaite pars intégrer l’enseignement spécialisé. Depuis quelques années, cette association s’est également ouverte à l’éveil musical des plus jeunes ainsi qu’aux entreprises. L’un des responsables, Christophe Bouchet, et un professeur de piano, Eric Raciti, nous parlent de cette association qui a su étancher la soif de musique de tout une partie de notre société. | | juin 2001 | |  | | |
"Faire des croches au bureau" |  | « entre midi trente et un heure trente, je n’y suis pour personne. Seulement pour MOZART ! »
C’est la dernière folie en vogue : les cours de musique sur le lieu de travail.
C’est un horaire très demandé par beaucoup de gens, qui n’ont pas le temps le soir, habitent loin ou ont un emploi du temps surchargé.
Originalité, à l’Institut de Culture Musicale, ce sont les professeurs qui se déplacent. | | |  | | |
L’orchestre à la maison |  | Il n’y avait pas d’âge pour faire de la musique. Il n’y a désormais pas de lieu qui ne s’y prête. Enfants comme adultes, si vous n’aller pas à la musique, la musique viendra à vous, portée par l’ICM.
Depuis treize ans, une association organise des cours de musique à domicile ou au bureau. Pour les enfants d’abord, pour les enfants ensuite. Et ça marche.
Que faire des enfants exclus du conservatoire ou allergiques au système normatif de l’enseignement spécialisé de la musique ? Réponse : de la musique à la maison ! C’est en 1988 que l’Institut de Culture Musicale (ICM), agréé par le ministère de la Jeunesse et des Sports, a lancé l’école de musique à domicile. Plusieurs formules s’offrent à l’amateur : des cours particuliers en fin d’après midi, le mercredi ou le week-end, des cours collectifs de chant, guitare ou flûte avec des voisins du quartier. Petit à petit, ce « conservatoire ambulant » s’est enrichi d’un « petit institut musical » pour les enfants de moins de trois ans, en association avec des crèches, et d’ateliers d’initiation musicale dans les centres de loisirs pour les trois-huit ans.
Mais l’ICM ne s’est pas seulement intéressé aux enfants. Après « l’orchestre à la maison », on a créé « l’orchestre au bureau » avec le concours des comités d’entreprise. C’est ainsi que les employés de la BNP, des Aéroports de Paris, du Crédit Agricole, de Paribas ou d’Alcatel Espace se sont mis aux abonnés absents entre midi et deux pour faire de la musique.
L’école est animée par une équipe de professionnels et de bénévoles et regroupe trois mille deux cents adhérents.
| | mai 2001 | |  | | |
Musique au bureau ! |  | Déjeuner demain ? impossible. J’ai rendez-vous avec Mozart au bureau. »
Non, le monde du travail n’est pas toujours morose ! Bienheureux les salariés des Aéroports de Paris, de la BNP, d’Alcatel Espace ou de TV5qui, entre midi et deux heures, vivent résolument pour la musique. Résonnez trompette, saxo, guitare, piano et flûte traversière ! Du classique au rock en passant par le jazz : ça swingue dans une dizaine d’entreprises parisiennes et toulousaines. Grâce à une bande de musiciens, créatrice en 1988 d’un conservatoire itinérant, qui vient régulièrement initier les employés aux joies des divers instruments.
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